Quel est le point commun entre un petit lémurien malgache aux grandes oreilles, une ancienne manufacture et le cinéma ? C’est le festival International du film de Nancy Aye Aye.

Le 7ème art, témoin de notre société s’est donc emparé de la cour de la Manufacture du 31 août au 9 septembre, En plein air, dans un cadre plaisant, plus d’une centaine de films ont été projetés sur un écran ultragéant ! Des stands et une buvette joliment aménagée rendaient le lieu particulièrement convivial. A l’ombre de la fameuse cheminée de briques rouges qui nous rappelle que le temps passe si vite.

Les membres de ce jury européen – une Bulgare, une Tchèque ainsi que de deux Français- ont délibéré sur une sélection officielle d’une soixantaine de courts métrages. De la mention « fraîcheur » à celle de « l’atmosphère », l’ultime récompense fut accordée aux deux fictions « Kokos » et « Aie » respectivement norvégienne et belge.

A l’aide de Sylvain Mariette, président de l’organisation de ce festival, il est simple de tirer un petit bilan de cette 13éme édition. En guise d’exposition, quelques chiffres s’imposent. Pour la fréquentation, on atteint environ 4000 spectateurs. Une légère augmentation qui aurait certainement gonflé avec quelques degrés de plus au thermomètre... En terme de notoriété, un tiers des Nancéens ont eu connaissance de son existence. Sur l’année, ce sont 70000 internautes du monde entier, parmi eux une moitié de Français, qui ont visité le site affilié (http://www.ayeaye-vo.com). C’est la Lituanie- suivie de prés par la Belgique et l’Allemagne - qui remporte le prix du plus grand nombre de connections. Rien d’étonnant quand on constate les nombreux films qui nous arrivent de l’Est. On en recense pas moins d’une quarantaine.

Qualitativement, la cuvée 2007 peut être considérée comme une autre réussite. De qualité, la composition des films est aussi très éclectique. Cette grande diversité se traduit par une trentaine de pays représentés, multipliant les approches. Et d’ailleurs le public ne s’y est pas trompé ! Les différentes générations s’y sont retrouvées: jeunes enfants, ado, adultes, retraités. Un melting-pot culturel avec des festivaliers venus de plusieurs pays d’Europe et même de plus loin... Seuls les 18-20 ans n’ont pas pointé le bout de leur nez !Au moins le message est passé !

Car pour la prochaine édition, une nouvelle équipe se forme dés maintenant. Les perspectives sont diverses : prévoir l’ouverture d’une grande salle prestigieuse, d’une salle thématique en rapport avec la musique et de continuer de travailler sur le cinéma de l’Est et sur les courts métrages. Un projet de partenariat avec le centre de médiation culturelle l’Autre Canal est aussi en cours. Tous nos encouragements et « que la fête re-commence… » !

S.D